L’enfant de doit pas être un frein à la séparation

Aujourd’hui, c’est une rencontre avec Michel, 55 ans, et père de 3 enfants... des trois unions différentes.

Des séparations en hausse

Divorce gateau

De nos jours, les familles séparées ou divorcées sont presque devenues la norme. Si on ignore leur nombre exact, on sait qu’elles sont nombreuses, toutes catégories sociales ou ethnies confondues, comme en atteste cette directrice d’école du Puy-en-Velay qui avait constaté que cette situation concernait les deux tiers de ces élèves.

Non seulement les mentalités ont évolué par rapport au mariage, jadis institution inébranlable, mais la raison est aussi sociale. « Avant les femmes étaient dépendantes financièrement de leurs maris. Aujourd’hui, elles travaillent et sont libres de partir si elles le veulent ». Michel, artisan dans le bâtiment en connaît un rayon sur la question. A 55 ans, il est père de trois enfants… de trois mamans différentes. Un schéma peu banal qu’il assume totalement.

« Si j’avais pu rester avec la même personne toute ma vie, je l’aurais fait. Mais tu ne choisis pas toujours ton chemin de vie » estime-t-il. « Ce qui est sûr, c’est que l’enfant ne doit pas être un frein à la séparation. Il souffrira beaucoup plus dans une famille où les parents ne s’entendent plus mais qui n’arrivent pas à se séparer ».

L’enfant pris en otage

Couple dispute

Aussi difficile que soit cette séparation, l’essentiel est de trouver le modus vivendi qui permet aux ex-conjoints d’entretenir de bonnes relations, tout en permettant à l’enfant de trouver son équilibre entre ses deux maisons.

Pour Michel, c’est justement là que le bât blesse. « Le plus gros problème du divorce : c’est l’ex ! » dit-il en plaisantant. Encore que… En matière d’ex, ce père de famille a tout connu : de la haine totale à l’entente parfaite, en passant par des relations cordiales mais sans plus. Pour faire pression sur l’autre, l’enfant est souvent pris en otage. « C’est l’unique levier dont dispose les parents ».

Un père, trois mères différentes ? Les enfants de Michel ne semblent pas lui en avoir tenu rigueur. « Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pas eu de gros clash entre nous. Aucun ne m’a rejeté ». Si l’ainée vole aujourd’hui de ses propres ailes, les deux autres ont fait le choix de vivre sous le toit… de leur papa.

 

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